Stress aigu vs stress chronique : quelles différences pour le système nerveux? – Accès Santé chiropratique
Personne stressée qui se tient la tête entre les mains

Le stress fait partie de la vie. Une journée chargée, un imprévu, une présentation importante ou une situation qui demande de réagir rapidement peuvent tous déclencher une réponse de stress.

Et ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose.

Notre organisme est conçu pour s’activer lorsqu’une situation l’exige, puis récupérer lorsque le défi est passé.

C’est lorsque le stress se prolonge ou que les périodes de récupération deviennent insuffisantes que l’expérience peut devenir très différente.

Alors, quelle est la différence entre stress aigu et stress chronique, et qu’est-ce qui se passe du côté du système nerveux?

Qu’est-ce que le stress aigu?

Le stress aigu est une réponse à une situation ponctuelle.

Imaginez que vous devez freiner brusquement en voiture pour éviter un obstacle. En quelques secondes, votre organisme augmente son niveau d’activation : votre attention devient plus soutenue, votre rythme cardiaque peut accélérer et vos muscles se préparent à agir.

Le système nerveux sympathique, qui fait partie du système nerveux autonome, participe à cette mobilisation de l’organisme.

Cette réaction est normale et utile.

Lorsque la situation est terminée, l’organisme peut progressivement revenir vers son niveau habituel d’activation. Le système parasympathique contribue notamment aux fonctions associées au repos, à la digestion et à la récupération.

L’objectif n’est donc pas d’éviter toute activation liée au stress. Notre capacité à nous activer rapidement lorsque nécessaire fait partie d’une réponse normale d’adaptation.

Qu’est-ce que le stress chronique?

Le stress chronique est différent.

Il apparaît lorsque les facteurs de stress persistent dans le temps ou lorsque les périodes de récupération sont insuffisantes par rapport aux demandes auxquelles nous sommes exposés.

Il peut s’agir, par exemple, d’une période de travail particulièrement exigeante, de préoccupations persistantes, d’un manque de sommeil, de responsabilités familiales importantes, de douleur ou d’une accumulation de plusieurs stresseurs.

Contrairement à une situation ponctuelle, il n’y a pas toujours un moment précis où l’organisme peut simplement se dire : « C’est terminé. »

Le corps peut alors être sollicité de façon répétée pendant des semaines ou des mois.

Quels signes peuvent accompagner une période de stress prolongé?

Les manifestations du stress chronique varient énormément d’une personne à l’autre.

Certaines personnes peuvent notamment observer :

  • de la difficulté à décrocher;

  • un sommeil moins réparateur;

  • une sensation de fatigue;

  • davantage de tensions musculaires;

  • de l’irritabilité;

  • une difficulté à se concentrer;

  • une sensation d’agitation;

  • des maux de tête;

  • des changements dans l’appétit ou la digestion;

  • l’impression d’être constamment « sur le qui-vive ».

Ces manifestations peuvent avoir de nombreuses causes et ne permettent pas, à elles seules, de déterminer qu’une personne vit du stress chronique. Lorsqu’elles deviennent importantes, nouvelles ou persistantes, une évaluation auprès d’un professionnel de la santé approprié peut être indiquée.

Comment le stress chronique influence-t-il le système nerveux?

Notre système nerveux autonome ajuste continuellement le fonctionnement de l’organisme en fonction de ce qui se passe autour de nous et à l’intérieur de nous.

On parle souvent du système sympathique comme du système associé à l’action et du parasympathique comme celui associé au repos. En réalité, leur fonctionnement est beaucoup plus nuancé : les deux participent continuellement à l’adaptation de l’organisme.

Lorsqu’une personne traverse une période de stress prolongé, les mécanismes impliqués dans la réponse au stress peuvent être sollicités de façon répétée.

Ce n’est donc pas simplement une question d’être « trop sympathique » ou de devoir « activer son parasympathique ».

Ce qui nous intéresse davantage est la capacité d’adaptation et de récupération : pouvoir augmenter notre niveau d’activation lorsque la situation l’exige, puis revenir progressivement vers un état plus calme lorsque cette activation n’est plus nécessaire.

Stress chronique et hypervigilance : est-ce la même chose?

Non.

Le stress chronique décrit une exposition prolongée ou répétée à des facteurs de stress et les réponses qui peuvent l’accompagner.

L’hypervigilance, quant à elle, désigne plutôt un état d’alerte accrue dans lequel une personne demeure particulièrement attentive aux signes potentiels de menace.

Les deux peuvent parfois se retrouver ensemble, mais ils ne sont pas synonymes.

Certaines personnes décrivent cette expérience comme l’impression que leur corps demeure constamment en « mode alerte » ou en « mode survie », même lorsqu’elles voudraient simplement relaxer.

Pour approfondir ce sujet, consultez notre article Hypervigilance et système nerveux : quand le corps reste en mode alerte.

Comment favoriser la récupération après une période de stress?

Il n’existe pas une seule méthode permettant de « désactiver » le stress.

La récupération dépend plutôt d’un ensemble de facteurs qui peuvent soutenir la capacité d’adaptation de l’organisme.

Parmi les habitudes qui peuvent être utiles :

  • maintenir des heures de sommeil aussi régulières que possible;

  • pratiquer une activité physique adaptée à sa condition;

  • passer du temps à l’extérieur et profiter de la lumière naturelle;

  • utiliser certaines techniques de respiration lente;

  • prévoir de véritables moments de récupération;

  • réduire certaines stimulations lorsque l’on se sent déjà très sollicité;

  • maintenir des relations sociales positives;

  • consulter un professionnel approprié lorsque le stress devient difficile à gérer.

La régulation du système nerveux ne signifie donc pas être constamment calme.

Un système nerveux doit pouvoir s’activer, s’adapter et récupérer selon les besoins du moment.

Et la chiropratique?

Chez Accès Santé chiropratique, nous nous intéressons particulièrement au fonctionnement du système nerveux et du système neuromusculosquelettique ainsi qu’à la façon dont le corps s’adapte aux différentes contraintes auxquelles il est exposé.

Lors des visites chiropratiques, nous évaluons différents paramètres neuromusculosquelettiques et adaptons nos interventions à chaque personne.

La chiropratique ne remplace évidemment pas une prise en charge médicale ou psychologique lorsqu’elle est nécessaire. Le stress chronique peut être influencé par de nombreux facteurs et différentes approches peuvent être pertinentes selon la situation.

Notre approche s’inscrit plutôt dans une vision globale où mouvement, sommeil, récupération, habitudes de vie et santé neuromusculosquelettique peuvent tous faire partie de la réflexion.

Mieux comprendre pour mieux s’adapter

Le stress n’est pas nécessairement l’ennemi.

Notre capacité à répondre à un défi est essentielle. Ce qui devient particulièrement important est notre capacité à récupérer entre les périodes de sollicitation.

Comprendre la différence entre stress aigu et stress chronique permet donc de porter un regard différent sur les signaux que nous envoie notre corps.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, découvrez également notre page consacrée au stress, à l’anxiété et à la régulation du système nerveux à Trois-Rivières, où nous expliquons plus en détail le fonctionnement du système sympathique et parasympathique ainsi que notre approche.